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RECUPERACIÓ DE PAISATGES DE TERRASSES I PREVENCIÓ DE RISCOS NATURALS |
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Les aménagements anciens et la gestion du milieu
Suite à un exode rural massif, les aménagements anciens se sont trouvés dans un état de total abandon dès le début du XXème siècle. Le problème de la sauvegarde du patrimoine de pierre sèche ne se pose donc pas en terme de maintien d'activités existantes, mais en celui de création, ou de recréation, d'activités.
Dans ce contexte, le Parc national des Cévennes joue un rôle de premier plan pour favoriser les initiatives permettant à la fois une relance économique et la réhabilitation d'une partie des systèmes de terrasses. Les associations de producteurs ont permis un certain renouveau : viticulture, en particulier dans le sud des Cévennes vivaraises, oignons doux, élevage caprin pour la production de fromage Pélardon, châtaigneraie… Dans le même temps, les bâtisseurs en pierre sèche ont été soutenus, afin que les savoir-faire anciens puissent être utilisés pour la restauration des terrasses remises en culture. Les conditions socio-économiques sont évidemment très différentes de ce qu'elles étaient au milieu du XIXème siècle. Pour obtenir un niveau de vie décent dans un milieu difficile, le choix se porte sur des productions assurant une bonne rentabilité. La population impliquée étant peu nombreuse, les superficies en terrasses réhabilitées restent modestes. La réhabilitation des aménagements anciens présente un intérêt patrimonial très fort, mais elle exige des moyens importants qui nécessitent de développer un projet économique viable. Cela est d'autant plus vrai que l'impact positif des aménagements anciens sur les risques naturels doit être relativisé, les effets bénéfiques portant essentiellement sur les risques induits par la mise à nu des sols mis en exploitation (ruissellement superficiel, érosion mécanique). Après abandon du milieu par l'homme, la forêt favorise l'infiltration des eaux et assure aux sols une protection efficace (J. LAVAVRE et al., 2000). La destruction des terrasses abandonnées résulte de phénomènes d'ampleur limitée (mouvements de masse, ouverture de brèches) dont la somme finira par estomper les discontinuités créées par l'homme. Même les tancats, dont l'influence sur les écoulements d'étiage est encore actuellement discernable, avaient certainement des effets plus marqués lorsque le milieu était exploité. Ils constituent encore des protections localement efficaces contre l'érosion régressive et les sapements de berge. La protection du territoire contre les incendies de forêt peut compter avec la remise en exploitation de terrasses à proximité des villages. À cet égard, la châtaigneraie, même laissée longtemps à l'abandon, joue un rôle majeur (in J.P. CHASSANY et C. CROSNIER, 2006). Mais la relance de la châtaigneraie cévenole n'appellera pas la restauration de tous les anciens murets.
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